Vue aérienne de la baie et de la plage de La Baule sur la Côte d'Amour — blog VTC Breizh Atlantique
Guide local

Ce que je dis à mes clients qui découvrent la Côte d'Amour

Un chauffeur de Guérande vous emmène sur la Côte d'Amour : où aller, quand, comment bien arriver et pourquoi se laisser conduire change vraiment tout.

Laurent Séveno, chauffeur privé VTC en Bretagne Sud — La Baule, Guérande, Saint-NazaireLaurent Séveno 3 juillet 2026 18 min de lecture

Il est six heures et quart, un matin de juin. La voiture ne fait aucun bruit — c'est toujours ce qui surprend mes clients quand je démarre. On glisse sur la route de la Côte, les marais salants encore bleus de nuit sur la droite, et la première lumière qui monte doucement derrière les remparts de Guérande. Mon passager venait de Paris, il découvrait la presqu'île. Il a baissé sa vitre sans un mot. L'odeur d'iode est entrée dans l'habitacle. Il m'a juste dit : « Alors c'est ça, ici. » Oui, monsieur. C'est exactement ça.

Je m'appelle Laurent Séveno. Je conduis sur ces routes toute l'année, je vis à Guérande, et je passe une bonne partie de mes journées à emmener des gens d'un point à un autre de cette presqu'île que je connais par cœur. À force, on me pose souvent les mêmes questions dans la voiture : où faut-il aller, qu'est-ce qui vaut vraiment le détour, quand venir, où bien manger. Alors j'ai eu envie de mettre tout ça à plat, comme je le raconterais entre deux virages.

Ce n'est pas un dépliant d'office de tourisme. C'est ce que je dis, pour de vrai, aux gens qui montent dans ma voiture et qui découvrent la Côte d'Amour. Prenez ce qui vous sert, laissez le reste.

Bien arriver, c'est déjà être en vacances

La plupart des gens ratent leur premier jour, et c'est dommage, parce qu'il est irremplaçable. Voilà le scénario classique : on prend un vol tôt le matin, on atterrit à Nantes-Atlantique un peu vaseux, on fait la queue au comptoir de location, on récupère une voiture qu'on ne connaît pas, on se bat avec le GPS et les ronds-points, et on arrive à La Baule crispé, avec une seule envie, ne plus bouger. Le premier jour est passé sans qu'on l'ait vu.

De l'aéroport à la presqu'île, comptez environ 75 kilomètres, une petite heure de route selon le trafic. Une heure, ça peut être une corvée ou ça peut être le début du voyage. Quand je récupère mes clients aux arrivées, je suis là avant eux, panneau au nom, je porte les valises, et on part. Ils n'ont rien à gérer. Certains dorment, d'autres regardent défiler la Loire puis les premiers marais. C'est là que les vacances commencent, pas à l'hôtel.

Pour le train, c'est encore plus simple. Le TGV vous dépose soit à Nantes, soit — et beaucoup l'ignorent — directement au Croisic, terminus de la ligne, à un quart d'heure de La Baule. Il y a aussi la gare de La Baule-Escoublac, en plein centre. Vous descendez du wagon, je suis sur le quai, vos bagages passent dans le coffre, et vous êtes chez vous vingt minutes plus tard sans avoir touché un volant.

La voiture, c'est une berline électrique, une BYD Seal. Je n'en parle pas pour faire moderne. J'en parle parce que le silence change tout à l'arrivée. Pas de moteur qui gronde, pas d'odeur de gasoil, juste le paysage qui passe. Quand on a pris l'avion à cinq heures du matin, ce calme-là, ça vaut de l'or.

Le conseil de Laurent

Pour un vol très matinal au retour, ne jouez pas avec le réveil et le stress. Réservez la veille, on convient d'une heure, tarif fixe connu d'avance, et je surveille votre horaire. Si votre vol bouge, je le sais avant vous. Vous n'avez qu'une chose à faire : dormir, et être prêt en bas.

La Baule, cette baie qu'on ne se lasse jamais de regarder

On dit souvent que c'est l'une des plus belles baies du monde. Je me méfie des formules toutes faites, mais neuf kilomètres de sable en courbe parfaite, sans une rupture, ça se défend. Ce qui me frappe encore, après des années, c'est la lumière du matin sur le Remblai quand la marée est basse : le sable devient miroir, les premiers marcheurs y laissent des traces, et tout au fond la pointe de Pornichet ferme le décor. Je ralentis toujours un peu à cet endroit-là.

Le Remblai, justement, c'est la promenade reine. On peut le faire à pied d'un bout à l'autre, entre les villas anciennes cachées dans les pins et les grands hôtels face à la mer. La Baule a gardé cette élégance un peu balnéaire d'un autre temps, sans être figée. Le soir, les terrasses se remplissent, les enfants roulent en vélo, et personne n'est pressé.

Côté adresses, les grandes maisons sont là si c'est ce que vous cherchez : l'Hôtel Royal et l'Hermitage, les deux paquebots Barrière posés sur le front de mer, le Castel Marie-Louise, plus intime dans son jardin. Le Casino Barrière anime les soirées, et Atlantia accueille les congrès et les séminaires — je conduis beaucoup de cadres qui viennent y travailler et qui, entre deux réunions, découvrent qu'ils sont à deux pas de l'océan.

« Un client m'a dit un jour : « À La Baule, je ne fais rien, et c'est précisément pour ça que j'y reviens. » Je crois qu'il avait tout compris. »

L'hippodrome de la Côte d'Amour mérite aussi le détour, surtout les soirs de courses l'été, quand l'ambiance est bon enfant et que les familles pique-niquent au bord de la piste. C'est un des rares endroits où le luxe de La Baule se fait populaire, et j'aime bien y déposer des gens qui n'y seraient jamais allés seuls.

Le conseil de Laurent

En juillet et août, le stationnement le long du Remblai relève du miracle, et chercher une place vous coûtera votre bonne humeur. Faites-vous déposer devant votre restaurant ou votre hôtel, profitez de votre soirée sans regarder l'heure du parcmètre, et appelez-moi pour le retour. C'est bête, mais c'est ce qui sauve le plus de soirées d'été.

Pornichet, la voisine plus discrète que j'aime beaucoup

Si La Baule joue l'élégance, Pornichet, à l'autre bout de la baie, a gardé un côté plus familial, plus vrai. C'est la station où l'on croise des habitués qui reviennent depuis trente ans, des cabines de plage repeintes chaque printemps, des familles qui traînent au marché. J'y emmène volontiers les clients qui trouvent La Baule un peu trop apprêtée à leur goût.

Le port de plaisance est le cœur battant de la ville. On y marche le long des pontons, on regarde les bateaux, on prend un verre en terrasse en fin d'après-midi quand la lumière dore les coques. Ce n'est pas spectaculaire, c'est agréable, et c'est justement ça qui manque parfois ailleurs.

Côté plages, celle des Libraires et celle de Sainte-Marguerite, un peu plus au sud, sont mes préférées pour une baignade tranquille loin de la foule du centre. Sainte-Marguerite, avec ses villas sous les pins, a un charme suranné dont je ne me lasse pas. C'est le genre d'endroit où l'on croit reconnaître un décor de vieux film sans savoir lequel.

Pour manger, le secteur du port est une valeur sûre : plateaux de fruits de mer, poisson du jour, huîtres. Rien de guindé, tout de frais. Je vous donne mes adresses de vive voix dans la voiture, parce qu'elles changent au fil des saisons et que je préfère vous envoyer là où c'est bon en ce moment plutôt que là où c'était bon l'an dernier.

Un détail qui a son importance : Pornichet et La Baule se touchent, la baie est la même, mais l'esprit n'est pas le même. J'ai des habitués qui logent à La Baule pour le standing et viennent dîner à Pornichet pour l'ambiance. D'autres font l'inverse. Le grand avantage, quand on se fait conduire, c'est qu'on n'a pas à choisir : d'un bout à l'autre du sable, il n'y a que quelques minutes, et je fais la navette sans que vous ayez à penser au stationnement ni au chemin du retour.

Le conseil de Laurent

Le marché de Pornichet, le matin, vaut vraiment le coup d'œil : primeurs, poissonniers, fromagers, et cette animation de vraie ville qui manque parfois aux stations. Faites-vous déposer à l'ouverture, remplissez votre panier tranquillement, et je récupère vos courses et vous-même sans que vous ayez à porter les sacs jusqu'à une place de parking introuvable.

Guérande et ses marais salants, ma maison

C'est ici que je vis, alors pardonnez-moi si je m'attarde. Guérande, ce n'est pas une station balnéaire, c'est une cité médiévale entière, ceinte de remparts qui tiennent debout depuis le quinzième siècle. Presque un kilomètre et demi de murailles, des tours, des portes fortifiées. On entre par la Porte Saint-Michel, la plus imposante, et l'on bascule d'un coup dans les ruelles pavées, à l'ombre de la collégiale Saint-Aubin.

L'intra-muros se visite à pied, tranquillement, une boutique de sel après l'autre, une crêperie, un glacier, une placette. Le matin, avant que les cars n'arrivent, c'est un enchantement. Faites le tour des remparts par l'extérieur si vous avez le temps : on prend la mesure de la ville comme au Moyen Âge, et personne n'y pense.

Mais Guérande, c'est surtout ce qui l'entoure : les marais salants, cette immense mosaïque d'eau et de terre entre la cité et l'océan. On y récolte le sel à la main depuis plus de mille ans, exactement comme avant, avec les mêmes gestes. Le sel gris de la saline, la fleur de sel cueillie à la surface les jours de beau temps — un produit protégé, reconnu, que les paludiers défendent avec une fierté que je comprends.

Pour comprendre tout ça, direction Saillé, le village des paludiers, et Terre de Sel, qui organise des visites guidées dans les marais avec un vrai professionnel. On apprend en une heure pourquoi ce sel n'a rien à voir avec celui du supermarché. Et si vous avez de la chance, vous croiserez un paludier au travail, las (la pelle) à la main, dans le silence des œillets.

« Le sel de Guérande, ce n'est pas un souvenir de vacances. C'est un paysage qu'on emporte dans sa cuisine. »

Ce que je rapporte, et ce que je conseille de rapporter :

  • La fleur de sel, évidemment, dans sa petite boîte — celle qu'on garde pour la fin, sur les légumes ou le poisson
  • Le sel gris de cuisine, le vrai, pour tous les jours, qui change une simple pomme de terre
  • Un caramel au beurre salé d'un artisan du coin, à condition qu'il ne vienne pas d'ailleurs
  • Un pot de salicorne au vinaigre, cette plante des marais que peu de gens connaissent

Le conseil de Laurent

Le meilleur moment dans les marais, c'est la fin de journée, une heure avant le coucher du soleil. La lumière devient rose et cuivre, l'eau prend le ciel, et les moustiques ne sont pas encore de sortie si le vent porte de la mer. Je connais deux ou trois endroits où l'on s'arrête sans gêner personne. Dites-moi que vous aimez les couchers de soleil, je vous y emmène.

Le Croisic, Batz et la Côte Sauvage

Poussez jusqu'au bout de la presqu'île, jusqu'au Croisic, et vous changez d'ambiance. Ici, c'est un port de pêche encore vivant, avec sa criée où le poisson se vend le matin, ses maisons d'armateurs serrées autour du bassin, ses terrasses face aux bateaux. On y respire un air plus iodé, plus rude, plus authentique que dans les stations.

L'Océarium, en bord de mer, est un bel aquarium qui ravit les enfants comme les grands — le tunnel sous les requins fait toujours son effet. Mais mon vrai plaisir au Croisic, c'est simplement de faire le tour du port à pied, de m'arrêter pour un plateau d'huîtres du traict et un verre de muscadet en regardant les chalutiers rentrer.

Juste à côté, Batz-sur-Mer se reconnaît de loin à son clocher démesuré, celui de l'église Saint-Guénolé, qu'on peut gravir. Là-haut, par temps clair, on embrasse toute la presqu'île d'un seul regard : les marais d'un côté, l'océan de l'autre, et les toits serrés à vos pieds. C'est le plus beau point de vue du secteur, et le moins fréquenté.

Entre Batz et Le Pouliguen court la Côte Sauvage, et là, on oublie le sable fin. Ce sont des rochers déchiquetés, des criques, des grottes, l'écume qui saute quand la mer forcit. Un sentier suit le littoral au plus près. Par gros temps d'automne, c'est un spectacle gratuit qui vaut tous les feux d'artifice.

Le conseil de Laurent

Pour le coucher de soleil, la Côte Sauvage n'a pas son pareil. Garez vos soucis, je vous dépose au bon endroit selon l'heure et la marée — parce que ce n'est pas le même spectacle à marée haute qu'à marée basse — et je reviens vous chercher quand le ciel s'éteint. Prenez une petite laine, même en été : le vent tombe rarement au bord des rochers.

La Turballe et Piriac, l'autre bout, celui des pêcheurs

Remontons vers le nord de la presqu'île, du côté qui regarde vers la Vendée et le Morbihan. On quitte franchement la carte postale balnéaire pour entrer dans la Bretagne des ports de pêche. La Turballe, d'abord, l'un des ports sardiniers les plus actifs de la côte atlantique. Quand les bateaux rentrent, on peut acheter le poisson quasiment à la sortie de l'eau.

Puis Piriac-sur-Mer, mon petit coup de cœur, un village de granit classé parmi les Petites Cités de Caractère. Des ruelles fleuries, des maisons de pierre du dix-septième siècle, un port minuscule, des volets bleus et des roses trémières qui poussent dans les fissures des murs. On s'y promène sans but, un café à la main, et le temps s'étire. C'est là que j'emmène les gens qui cherchent le charme sans la foule.

Les trois ports du nord de la presqu'île, chacun avec son caractère :

  • La Turballe, pour le poisson frais et l'ambiance de vrai port de travail
  • Piriac, pour flâner dans les ruelles de granit et sentir la Bretagne
  • Le petit port de Trescalan et les criques autour, pour ceux qui aiment sortir des sentiers battus

Ce coin-là, on l'oublie souvent parce qu'il est au bout, un peu à l'écart des grands axes. C'est justement pour ça qu'il faut y aller. On y mange un poisson grillé face au port, on regarde les filets sécher, et l'on comprend que la presqu'île ne se résume pas au sable de La Baule.

Saint-Nazaire, la ville qui fabrique des géants

On me dit parfois que Saint-Nazaire n'a rien à voir avec les vacances. Détrompez-vous. C'est une ville qui raconte quelque chose de fort, et beaucoup de mes clients en reviennent bluffés. Aux Chantiers de l'Atlantique, on construit les plus grands paquebots du monde. Voir une coque de plus de trois cents mètres se dresser entre les grues, c'est une claque d'échelle qu'on n'oublie pas. Des visites permettent d'entrer sur le site, ça vaut le déplacement.

Il y a aussi la base sous-marine, cet immense bunker de béton laissé par la guerre, reconverti en lieu de culture et de mémoire. Le contraste est saisissant : la brutalité du blockhaus, et la vie qui l'a repris. On y comprend l'histoire du port, celle des grandes traversées transatlantiques, celle des hommes qui travaillaient l'acier.

Et puis il y a Saint-Marc-sur-Mer. Là, on quitte l'industrie pour la nostalgie. C'est sur cette plage que Jacques Tati a tourné « Les Vacances de Monsieur Hulot » en 1953. L'Hôtel de la Plage est toujours là, presque inchangé, et la silhouette de Hulot veille encore sur le sable, en statue. Les cinéphiles y font un pèlerinage, les autres découvrent une crique adorable. Tout le monde est content.

Je le dis souvent : Saint-Nazaire, c'est le contrepoint utile à la douceur de la Côte d'Amour. On y voit que la région ne vit pas que du tourisme, qu'elle travaille, qu'elle a une colonne vertébrale industrielle. Ça donne de la profondeur à un séjour. Comptez une petite demi-heure depuis La Baule, on y va facilement sur une matinée.

Pour rejoindre Saint-Nazaire depuis la presqu'île, on emprunte forcément le pont, et là encore je conseille de ne pas conduire soi-même la première fois. Ce grand pont qui enjambe l'estuaire de la Loire est impressionnant, surtout par vent de travers, et il vaut mieux le regarder que le subir. Du siège passager, on prend le temps de voir la Loire s'ouvrir vers l'océan, les cargos, les grues au loin. Ce qui n'est qu'un franchissement pour l'automobiliste crispé devient un morceau du voyage.

La Brière, le marais secret derrière les stations

À quelques minutes des plages, il y a un autre monde que presque personne ne soupçonne en arrivant : le Parc naturel régional de Brière, l'un des plus grands marais de France. Ici, plus d'océan, mais des roselières à perte de vue, des canaux, des chaumières au toit de roseau, et un silence traversé seulement par les oiseaux. On passe de la mer à la campagne mouillée en un quart d'heure.

Le village de Kerhinet, entièrement fait de chaumières restaurées, donne une idée de ce qu'était la vie des Briérons. On s'y promène à pied entre les maisons basses, et l'on peut, plus loin, monter dans une plate — ces barques à fond plat qu'un guide pousse à la perche à travers les canaux. Une heure sur l'eau, au ras des roseaux, à guetter les hérons et les vaches qui pâturent les îles. C'est apaisant comme peu de choses le sont.

Au coucher du soleil, la Brière prend des couleurs impossibles à décrire — l'eau devient orange, les roseaux noircissent, et une brume monte parfois du marais. Je conduis là des couples qui pensaient tout connaître de la région et qui découvrent, à vingt minutes de leur hôtel, un paysage qui n'appartient qu'à lui-même.

Le conseil de Laurent

La Brière et les marais salants sont deux marais très différents, et les enchaîner dans une même journée est une idée que je souffle souvent à mes clients : le sel le matin, quand la lumière est nette, la Brière en fin d'après-midi, quand elle s'attendrit. Je m'occupe de la logistique et des bons horaires, vous ne pensez qu'à regarder.

Chaque saison a sa raison de venir

On me demande souvent quand est le meilleur moment. Ma réponse honnête : ça dépend de ce que vous cherchez, parce qu'ici il n'y a pas de morte-saison, il y a quatre presqu'îles différentes selon les mois.

Au printemps, La Baule vit au rythme du Jumping International, l'un des grands rendez-vous du saut d'obstacles mondial. La ville se remplit de cavaliers, de chevaux, d'une élégance particulière, et l'ambiance est électrique sans être guindée. C'est aussi la saison où la presqu'île se réveille, où les terrasses rouvrent, où la lumière revient sans la foule de l'été.

L'été, c'est l'évidence : les plages, les marchés du matin, les bains de mer, les marais salants en pleine récolte, les soirées qui n'en finissent pas. C'est aussi la saison la plus dense, celle où le stationnement devient un sport de combat et où se faire conduire prend tout son sens. Je n'ai jamais autant de sourires dans la voiture qu'en juillet, une fois que les gens ont lâché leur volant.

  • Printemps : le Jumping de La Baule, les marais qui reprennent vie, la lumière tendre et les tarifs plus doux
  • Été : plages, marchés, récolte du sel, soirées à l'hippodrome — la pleine effervescence
  • Automne : Celtomania et les fêtes celtiques, la lumière rasante sur la Côte Sauvage, les tempêtes qui commencent
  • Hiver : les huîtres, les grandes marées, les plages désertes et le café brûlant après la balade

L'automne est ma saison préférée, et je le défends. La lumière devient rase et dorée, elle allonge les ombres sur le sable et enflamme les marais. Les Celtomania font vibrer toute la Loire-Atlantique au son des musiques celtiques. Il y a moins de monde, les tables se libèrent, et la mer, quand elle se fâche, offre des spectacles que l'été ne connaît pas.

Quant à l'hiver, ne le boudez pas. C'est la saison des huîtres, des grandes tempêtes qu'on va admirer emmitouflé sur la Côte Sauvage, des plages rendues au silence. On rentre transi, on se réchauffe autour d'un plateau de fruits de mer, et l'on se dit qu'on a la côte pour soi tout seul. Peu de gens le savent, et c'est tant mieux.

Pourquoi se laisser conduire change vraiment tout

Vous l'aurez compris, je ne suis pas seulement là pour vous mener d'un point A à un point B. Mon vrai métier, c'est de vous rendre votre temps et votre tranquillité. Le transfert depuis l'aéroport de Nantes ou la gare, c'est la base, et je le fais avec ponctualité, sept jours sur sept, à un tarif fixé d'avance qui ne bouge pas dans les bouchons. Pas de mauvaise surprise, jamais.

Mais ce que je préfère, c'est la mise à disposition à la journée ou à la demi-journée. Vous me réservez pour quelques heures, et l'on construit votre parcours ensemble : les marais le matin, une pause déjeuner dans une bonne table du Croisic, la Brière au couchant. Je connais les horaires, les marées, les endroits où l'on se gare et ceux où l'on ne se gare jamais. Vous descendez, vous visitez, vous remontez, la voiture est fraîche et silencieuse, et vous n'avez pensé à rien d'autre qu'à profiter.

Voilà le genre de journées que je construis souvent :

  • La journée découverte : cité de Guérande, marais salants, Le Croisic et la Côte Sauvage au coucher du soleil
  • La journée gourmande : marché le matin, huîtres au port, dégustation et retour sans se soucier du verre de muscadet de trop
  • La journée nature : sel le matin, Brière l'après-midi, deux marais pour le prix d'un souvenir

Il y a aussi les mariages, et ceux-là me tiennent à cœur. La Côte d'Amour est une terre de belles noces, et le jour J, la voiture des mariés ne doit souffrir aucun aléa. Ponctualité au cordeau, discrétion absolue, véhicule impeccable, et cette sérénité que je m'efforce d'apporter à des gens déjà bien assez émus. Conduire des mariés, c'est un honneur qu'on ne prend jamais à la légère.

Et puis il y a la longue distance, quand il faut rejoindre Nantes, ou plus loin, sans fatigue et sans changement. La berline électrique fait merveille sur ces trajets : le silence, le confort, aucune odeur, et cette impression de glisser plutôt que de rouler. Beaucoup de mes clients réguliers ont fini par ne plus vouloir conduire eux-mêmes du tout. Je les comprends.

Voilà, en gros, ce que je raconte à mes clients entre deux virages, quand ils découvrent la presqu'île pour la première fois. Il y en aurait encore pour des heures — je ne vous ai pas parlé des petits marchés que je préfère, ni de la crêperie où l'on ne va que le mardi, ni de l'endroit exact d'où l'on voit le meilleur coucher de soleil de l'année. Ça, ça se dit dans la voiture, pas dans un article.

Si l'envie vous prend de venir, ou de mieux profiter d'un séjour déjà prévu, appelez-moi, on en parle simplement. Je suis Laurent, je suis à Guérande, je connais ces routes mieux que ma poche, et rien ne me fait plus plaisir que de voir un client baisser sa vitre en découvrant l'odeur de l'iode. Vous, vous regardez le paysage. Moi, je m'occupe du reste. VTC Breizh Atlantique — 06 29 81 66 76, sept jours sur sept.

Laurent Séveno, chauffeur privé VTC en Bretagne Sud — La Baule, Guérande, Saint-Nazaire

À propos de l'auteur

Laurent Séveno

Chauffeur privé VTC · Fondateur de VTC Breizh Atlantique

Chauffeur privé VTC indépendant en Bretagne Sud, Laurent Séveno accompagne particuliers et professionnels sur la presqu'île guérandaise et vers l'aéroport de Nantes, en véhicule 100% électrique.

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