Berline VTC électrique bleu acier attendant un voyageur devant une gare de la presqu'île guérandaise — taxi ou VTC à Guérande et La Baule
Guide pratique

Taxi ou VTC sur la presqu'île : ce qui change vraiment (prix, réservation, aéroport)

Compteur ou prix fixe, borne de gare ou réservation, taxi conventionné ou chauffeur privé : un chauffeur de Guérande vous explique sans détour ce qui sépare vraiment les deux métiers, et lequel choisir selon votre situation.

Laurent Séveno, chauffeur privé VTC en Bretagne Sud — La Baule, Guérande, Saint-NazaireLaurent Séveno 11 septembre 2026 22 min de lecture

La scène se répète chaque été, presque à l'identique. Un samedi d'août, gare de La Baule, 19 h 40. Le train de Nantes vient de vider deux cents personnes sur le quai, et une petite file s'est formée devant la station de taxis, où il ne reste qu'une voiture. Un monsieur en chemise froissée, deux valises à ses pieds, tape « taxi La Baule » dans son téléphone en regardant la file avancer d'un cran toutes les six ou sept minutes. Moi, je suis garé quarante mètres plus loin, portes ouvertes, à attendre une famille qui m'a réservé la veille et qui monte sans même ralentir.

Ce monsieur n'a rien fait de mal. Il a juste cru, comme beaucoup, que taxi et VTC étaient deux mots pour la même chose, et que l'on pouvait donc chercher l'un ou l'autre au dernier moment, de la même façon. Sur la presqu'île guérandaise, cette confusion coûte du temps, parfois beaucoup, et souvent un peu d'argent.

Je m'appelle Laurent Séveno, je suis chauffeur privé à Guérande et je roule sur cette presqu'île toute l'année, y compris les dimanches de février où il n'y a plus personne sur le remblai. Je ne vais pas vous vendre mon métier en tapant sur les taxis : je travaille à côté d'eux depuis des années, certains me dépannent, et il y a des situations où c'est eux qu'il faut appeler, pas moi. Ce que je vous propose ici, c'est le mode d'emploi que j'aurais aimé qu'on me donne : deux métiers, deux règles du jeu, et le bon réflexe selon l'endroit où vous êtes, l'heure qu'il est et ce que vous transportez.

Taxi et VTC : deux métiers cousins, deux règles du jeu

Commençons par la seule différence qui compte vraiment, celle dont découlent toutes les autres : le droit de stationner et de charger un client dans la rue. Un taxi dispose d'une autorisation de stationnement — ce que la profession appelle une licence — rattachée à une commune précise. C'est ce document qui lui permet de se poster à la station devant la gare, de prendre le client suivant dans la file, et d'être hélé au bord du trottoir. C'est ce qu'on appelle la maraude, et c'est le cœur historique du métier.

Un VTC, lui, n'a pas ce droit. Je n'ai pas le droit de me garer sur une station de taxis, ni de vous prendre parce que vous me faites signe en sortant d'un restaurant du Pouliguen. Chacune de mes courses doit avoir été réservée à l'avance, et je dois pouvoir le prouver. Ce n'est pas une subtilité administrative : c'est ce qui fait que le taxi est la bonne réponse à l'imprévu total, et le VTC la bonne réponse à tout ce qui s'anticipe, même de dix minutes.

Ce que cela change pour vous, concrètement

Si vous sortez de la gare de Saint-Nazaire sans rien avoir prévu, cherchez la station de taxis : c'est fait pour ça, et c'est la solution la plus rapide. Si vous savez la veille, ou même deux heures avant, que vous aurez besoin d'une voiture, alors la réservation d'un chauffeur privé vous donne quelque chose que la file d'attente ne donnera jamais : un nom, un numéro, une heure et un prix connus d'avance.

Il faut ajouter une nuance locale importante. Sur la presqu'île, les stations de taxis ne sont pas garnies en permanence comme à Paris ou à Nantes. Devant la gare de La Baule, hors saison, il arrive régulièrement qu'il n'y ait aucune voiture en attente : les confrères travaillent sur réservation eux aussi, ou sont partis sur un transport médical. La maraude existe sur le papier ; sur le terrain, elle dépend de la saison, de l'heure et du jour.

Le conseil de Laurent

La question à se poser n'est pas « taxi ou VTC ? » mais « est-ce que je peux anticiper, oui ou non ? ». Si vous pouvez anticiper, même d'une heure, réservez : vous choisissez votre chauffeur, votre véhicule et votre prix. Si vous ne pouvez pas, filez à la station de taxis ou appelez une centrale, c'est leur terrain et ils le font bien.

Le reste — la couleur du véhicule, la tenue du chauffeur, le petit lumineux sur le toit — n'est que la partie visible. Ce qui structure réellement les deux métiers, c'est ce droit de maraude d'un côté et cette obligation de réservation de l'autre. Gardez cette clé en tête, tout le reste de cet article en découle.

Le prix : compteur d'un côté, forfait annoncé de l'autre

C'est la question qu'on me pose au téléphone dans les trente premières secondes, et je la trouve parfaitement légitime. Un taxi facture selon un tarif réglementé : une prise en charge, un prix au kilomètre, un prix à l'heure d'attente, et des majorations encadrées — la nuit, le dimanche, les jours fériés. Ces tarifs sont fixés chaque année par arrêté préfectoral, ils sont affichés dans le véhicule, et le compteur tourne pendant la course. Personne ne triche : le chauffeur applique un barème qu'il n'a pas choisi.

Un VTC fonctionne à l'inverse. Le prix est libre, mais il doit être annoncé et accepté avant le départ. Chez moi, ça veut dire que vous connaissez le montant exact au moment où vous réservez, et qu'il ne bougera pas. Ni parce qu'un camion s'est mis en travers du pont de Saint-Nazaire, ni parce qu'on est dimanche, ni parce que le train avait quarante minutes de retard et que je vous ai attendu.

Le compteur n'est pas plus cher : il est incertain

Je tiens à être honnête sur ce point, parce qu'on lit beaucoup de bêtises. Sur un trajet court et fluide — un Pouliguen ↔ La Baule un mardi matin de novembre —, un taxi vous reviendra souvent moins cher que moi, et c'est normal : le barème est calculé pour ça. Ma manière de facturer prend tout son sens sur les trajets longs et sur les trajets à risque d'aléa, c'est-à-dire exactement ceux qui inquiètent les voyageurs.

Prenez un aller vers l'aéroport de Nantes-Atlantique un vendredi soir. Le trajet dure une heure quand tout va bien. S'il pleut, si le périphérique nantais est bouché à Sautron, si un accident bloque la 2×2 voies vers Savenay, il peut durer une heure et quarante minutes. Au compteur, cette différence-là se paie. Chez moi, elle ne se paie pas : le prix a été convenu, il est convenu. C'est moi qui porte le risque du trafic, et c'est normal — c'est mon métier de le connaître.

  • Trajet court, en ville, sans horaire critique : le taxi est souvent le plus économique et le plus rapide à obtenir
  • Trajet long ou interurbain (aéroport, gare de Nantes, Vannes, Rennes) : le forfait annoncé protège votre budget
  • Trajet avec un horaire à tenir (avion, TGV, mariage) : le prix fixe compte moins que la garantie d'être là
  • Trajet de nuit, un dimanche ou un jour férié : vérifiez toujours si des majorations s'appliquent avant de monter

Pour que ce ne soit pas théorique, voici mes ordres de grandeur réels au départ de la presqu'île : La Baule vers l'aéroport de Nantes est à 135 €, Guérande vers l'aéroport à 140 €, Le Croisic à 155 €, et un Pouliguen vers La Baule à 30 €. Ce sont des prix tout compris, sans supplément bagage, sans majoration de nuit et sans surprise le dimanche. Vous pouvez les comparer tranquillement à une estimation de course au compteur : au moins, vous comparez un chiffre à un chiffre.

Le conseil de Laurent

Méfiez-vous d'un seul chiffre : celui qu'on vous annonce sans vous demander où vous allez exactement. Un prix sérieux se calcule sur une adresse de départ, une adresse d'arrivée, une date et un nombre de passagers. Si on vous donne un tarif avant d'avoir posé ces quatre questions, ce n'est pas un tarif, c'est un slogan.

L'aéroport de Nantes-Atlantique : là où l'écart se voit le plus

S'il y a un endroit où la différence entre les deux métiers saute aux yeux, c'est le hall d'arrivée de Nantes-Atlantique. J'y monte plusieurs fois par semaine et je connais par cœur le ballet du niveau départ, la file du dépose-minute et l'endroit précis où l'on peut s'arrêter trente secondes sans se faire klaxonner par tout le monde.

L'aéroport dispose d'une station de taxis à l'extérieur du terminal, et elle fonctionne. Le problème n'est pas là. Le problème, c'est que Nantes-Atlantique est un aéroport de province avec de fortes pointes : quand trois vols atterrissent dans le même quart d'heure un vendredi de juillet, deux cents personnes sortent en même temps et la file s'allonge. Et surtout, les courses vers la presqu'île — une heure de route, plus le retour à vide — ne sont pas celles que tout le monde cherche à prendre en priorité.

Le suivi de vol, l'argument qu'on sous-estime

Quand vous me réservez un transfert depuis l'aéroport, je vous demande votre numéro de vol. Ce n'est pas pour faire joli sur la confirmation : je surveille l'appareil. S'il décolle avec cinquante minutes de retard de Marseille, je le vois, je décale mon départ de Guérande et je suis dans le hall au bon moment. Vous, vous ne payez pas cette attente, et vous n'avez aucun coup de fil à passer entre deux annonces.

À l'inverse, un client qui atterrit à 23 h 20 un dimanche de novembre et qui compte trouver une voiture sur place joue à un jeu risqué. Ce n'est pas qu'il n'y aura personne : c'est qu'il n'y aura peut-être personne, et qu'entre les deux, il y a une nuit d'hôtel non prévue près de l'aéroport. J'ai récupéré plus d'une fois des voyageurs dans cette situation, appelés par un hôtelier compatissant. Ça se règle, mais ça n'aurait pas dû se poser.

J'ai détaillé tout le parcours d'arrivée — la sortie des bagages, les points de rendez-vous, les temps réels — dans mon guide pratique de l'aéroport de Nantes-Atlantique, et le fonctionnement de mes transferts est expliqué sur la page transfert aéroport de Nantes. Si vous arrivez en train plutôt qu'en avion, la logique est la même depuis la gare de Nantes : la course se prépare, elle ne s'improvise pas.

  • Vol de jour, en semaine, sans bagage encombrant : la station de taxis de l'aéroport fera le travail
  • Vol du soir, dimanche ou hors saison : réservez, la file peut être vide de voitures plutôt que de clients
  • Vol avec correspondance ou horaire serré au retour : réservez, et donnez votre numéro de vol
  • Groupe de trois ou quatre personnes avec valises de soute : réservez, la question du coffre se pose vraiment

Le conseil de Laurent

Au retour, ne calez pas votre départ sur l'heure de décollage mais sur l'heure de fermeture de l'enregistrement, et retirez-en le temps de route majoré de vingt minutes. Depuis La Baule pour un vol à 7 h du matin, cela donne un départ vers 4 h 30. C'est tôt, c'est désagréable, et c'est exactement pour ça que je prépare la voiture la veille au soir.

Trouver un taxi à Guérande, au Pouliguen ou au Croisic : la réalité du terrain

Beaucoup de gens tapent « taxi Guérande », « taxi Le Pouliguen » ou « taxi Le Croisic » sur leur téléphone et s'étonnent de tomber sur peu de résultats, ou sur des numéros qui sonnent dans le vide. Ce n'est ni un bug ni un abandon : c'est la structure même du territoire. Les communes de la presqu'île sont petites, les licences de taxi y sont peu nombreuses, et les artisans qui les détiennent travaillent souvent seuls, avec une activité en partie médicale — j'y reviens plus bas.

Concrètement, un taxi du Croisic qui emmène un patient à Saint-Nazaire à 9 h du matin n'est pas disponible pour votre course de 9 h 15, et il n'y a pas dix confrères derrière lui. Ce n'est pas du mauvais vouloir, c'est de l'arithmétique. La presqu'île compte moins de voitures qu'elle n'en aurait besoin les jours de pointe, et cette tension se voit surtout entre juillet et fin août, les week-ends de mai, et pendant les grands rendez-vous du littoral.

Les moments où ça coince vraiment

Je pourrais dresser la liste de mémoire, tellement elle revient. Le samedi de changement de location, quand la presqu'île entière déménage entre 10 h et 17 h. Les soirs de concert ou de feu d'artifice, quand tout le monde veut rentrer en même temps et que les rues sont fermées. Les dimanches soirs d'hiver, quand l'activité retombe et que beaucoup de collègues ne travaillent pas. Et les trois jours du Pardon ou d'une grande fête locale, où l'on circule au pas.

Dans ces creux-là, je reçois des appels de gens qui ont essayé trois numéros avant le mien. La réponse honnête, c'est que je ne suis pas toujours disponible non plus : je suis un chauffeur, une voiture, et je ne peux pas être à Piriac et à Pornichet à la même heure. La différence, c'est qu'en réservant la veille, on aurait réglé la question en deux minutes.

J'interviens sur toute la presqu'île et au-delà : Guérande où je suis basé, La Baule, Le Pouliguen, Le Croisic et Batz-sur-Mer, Pornichet, Saint-Nazaire, jusqu'à Pornic sur la Côte de Jade et Nantes de l'autre côté. C'est une zone que je couvre à l'année, pas seulement les mois où elle est jolie.

« Une voiture réservée vaut mieux que trois numéros composés dans le vide sur un quai de gare. »

Ce que je répète à mes clients, chaque été

Le taxi conventionné : ce que je ne peux pas faire, et il faut le dire

Il y a un domaine où le taxi n'a pas de concurrent, et je préfère l'écrire noir sur blanc plutôt que de laisser croire le contraire : le transport de patients pris en charge par l'Assurance maladie. C'est ce qu'on appelle le taxi conventionné, et c'est une activité très encadrée, qui repose sur une convention signée avec la caisse primaire et sur une prescription médicale de transport.

Un VTC ne peut pas exercer cette activité. Si vous devez vous rendre à une séance de dialyse à Saint-Nazaire, à des rayons à Nantes ou à une consultation de suivi, et que ce transport est prescrit par votre médecin, il vous faut un taxi conventionné, un véhicule sanitaire léger ou une ambulance selon votre état. Pas un chauffeur privé. Je peux vous conduire, bien sûr, mais vous ne serez pas remboursé, et ce serait malhonnête de ne pas vous le dire avant de démarrer.

Ce que cela explique du reste

Cette activité médicale représente une part importante du travail des taxis locaux, et c'est une bonne chose : elle stabilise leur activité toute l'année, dans un territoire où le tourisme est saisonnier. Mais elle explique aussi pourquoi ils sont moins disponibles pour une course de loisir un mardi matin : leurs créneaux sont pris par des rendez-vous fixés des semaines à l'avance dans les hôpitaux et les cabinets.

Autrement dit, nous ne nous marchons pas sur les pieds autant qu'on l'imagine. Ils tiennent le transport médical et la maraude ; je tiens le transfert anticipé, la longue distance, la mise à disposition et l'événementiel. Les jours de grosse tension, il nous arrive de nous renvoyer des clients — et c'est très bien ainsi.

Le conseil de Laurent

Si un transport médical vous est prescrit, demandez explicitement un « taxi conventionné CPAM » et donnez le numéro de votre prescription au moment de la réservation. Un taxi non conventionné ne vous ouvrira pas droit au remboursement, même s'il s'agit du même véhicule et du même chauffeur. Cette précision vous évitera une mauvaise surprise au moment du dossier.

Réserver, c'est acheter autre chose qu'un trajet

On croit réserver une voiture. En réalité, on réserve la certitude qu'une voiture sera là. Ce n'est pas la même chose, et c'est tout l'écart entre une soirée qui se passe bien et une soirée passée à rafraîchir une application.

Voici comment ça se déroule chez moi, sans mystère. Vous m'appelez ou vous remplissez le formulaire du site. Je vous demande l'adresse exacte de départ — pas « La Baule », mais le numéro et la rue, parce qu'entre le remblai et Escoublac il y a huit minutes de voiture —, l'heure, le nombre de passagers, le volume de bagages et la destination. Je vous annonce le prix. Si ça vous va, c'est noté, et je vous confirme. La veille, vous recevez un rappel. Le jour J, je suis sur place cinq à dix minutes avant l'heure.

Ce que je fais que l'algorithme ne fait pas

Une application de réservation optimise une flotte. Moi, j'optimise votre journée, ce qui n'est pas le même objectif. Si vous me dites que vous partez pour un mariage à Piriac, je sais qu'il faudra prévoir la robe, donc l'espace, donc peut-être un départ un peu plus tôt pour ne pas rouler vite. Si vous m'annoncez un vol à 6 h 30 et que vous habitez Le Croisic, je vous dirai franchement que 4 h 15 est une heure de départ raisonnable, même si cela vous fait grimacer.

C'est aussi pour cette raison que je ne prends jamais deux réservations qui se chevauchent en espérant que la première finisse plus tôt. Une voiture, un chauffeur, un engagement à la fois. C'est moins rentable, c'est assumé.

Vue depuis la banquette arrière d'une berline VTC traversant les marais salants — confort d'un chauffeur privé plutôt qu'un taxi sur la presqu'île guérandaise
La route des marais entre Guérande et Le Croisic, vue de la place arrière. C'est le paysage que mes clients regardent pendant que je m'occupe du reste.

Réserver, enfin, c'est savoir qui viendra vous chercher. Vous avez mon prénom, ma voix au téléphone, et la même berline à chaque fois. Pour une personne âgée qui rentre de l'hôpital, pour un enfant qui voyage seul entre deux parents, ou simplement pour quelqu'un qui n'aime pas monter dans la voiture d'un inconnu à 5 h du matin, ce détail n'en est pas un.

Le véhicule, les bagages et les petites choses qui comptent

On ne choisit pas une voiture pour un trajet de sept minutes. On la choisit pour une heure de route avec deux enfants à l'arrière, ou pour un retour de dîner où l'on a envie de silence. C'est là que le véhicule cesse d'être un détail.

Je roule en berline cent pour cent électrique, une BYD Seal bleu acier. Ce n'est pas une coquetterie écologique : c'est un choix de confort. Pas de bruit de moteur, pas de vibrations, pas d'odeur de gasoil au démarrage à froid, une accélération linéaire qui ne secoue personne. Sur la route de Nantes, la différence se sent surtout à l'arrivée : on descend moins fatigué. Et sur la presqu'île, où l'on traverse des marais et des villages qu'on aime silencieux, rouler sans bruit a quelque chose de juste.

La question des bagages, posée franchement

Une berline, ce n'est pas un monospace. Je transporte confortablement quatre passagers, et côté coffre je prends sans difficulté trois valises de soute plus des bagages cabine. Au-delà — cinq personnes, une planche de surf, un vélo, un déménagement d'étudiant —, je vous le dis à la réservation et je vous oriente vers un confrère équipé d'un van. Vous vendre une place que je n'ai pas serait le meilleur moyen de gâcher votre départ en vacances.

  • Siège auto ou rehausseur pour les enfants : dites-le à la réservation, je l'installe avant votre arrivée
  • Animal de compagnie : c'est possible en cage de transport ou sur une housse, demandez-le simplement
  • Sortie de golf ou matériel volumineux : à valider au moment de réserver, pas sur le trottoir
  • Trajet de nuit ou très matinal : bouteille d'eau, température réglée à l'avance, et on parle si vous en avez envie, sinon on se tait

Le dernier point est peut-être le plus important et le moins mesurable. Un bon trajet, c'est un trajet dont vous ne vous souvenez pas. Pas de conduite nerveuse, pas de radio imposée, pas de conversation forcée, pas de téléphone en main. Beaucoup de mes clients réguliers dorment à l'arrière entre Guérande et Nantes. C'est le plus beau compliment que je reçoive.

Les cas où je vous dirai de prendre un taxi

Un article honnête doit comporter cette section, sans quoi ce n'est plus un guide mais une publicité. Voici donc les situations où, si vous m'appelez, je vous orienterai moi-même ailleurs.

D'abord, l'urgence pure. Vous êtes devant la gare, il pleut, votre train est passé, vous avez besoin d'une voiture maintenant. Si je suis en course à Pornic, je ne vous serai d'aucun secours : allez à la station, ou appelez une centrale locale. La maraude existe précisément pour ces moments-là.

Ensuite, le transport médical prescrit, pour les raisons expliquées plus haut. Ensuite encore, la course très courte en pleine journée, du type traversée de La Baule : au barème du compteur, elle vous coûtera généralement moins cher qu'un forfait de chauffeur privé, et je n'ai aucune raison de vous convaincre du contraire.

Enfin, le très gros groupe. À six, huit ou douze personnes, il vous faut un van ou un minibus. J'assure ce genre de demandes en coordination avec des confrères lorsqu'il s'agit d'un mariage ou d'un séminaire, mais seul, avec une berline, je ne peux pas.

« Le meilleur conseil qu'un chauffeur puisse donner, c'est parfois de ne pas prendre sa voiture. »

Laurent Séveno

Le conseil de Laurent

Gardez deux numéros dans votre téléphone quand vous séjournez sur la presqu'île : celui d'un taxi local pour l'imprévu, et le mien pour tout ce qui se prépare. Ça ne coûte rien, et le jour où l'un des deux ne répond pas, vous avez toujours une solution. C'est exactement ce que je fais moi-même quand je voyage ailleurs.

Et si la bonne réponse n'était ni l'un ni l'autre ?

Il y a une troisième voie que la question « taxi ou VTC » escamote complètement : ne prendre ni l'un ni l'autre. Je préfère le dire, quitte à m'enlever du travail, parce que c'est ce que je réponds vraiment au téléphone quand la situation le justifie.

Entre Nantes et la presqu'île, le train fait très bien son office. La ligne Nantes ↔ Le Croisic dessert Saint-Nazaire, Pornichet, La Baule, Le Pouliguen, Batz-sur-Mer et Le Croisic, en une heure et quelques pour un prix sans comparaison avec une course en voiture. Si vous voyagez léger, en journée, et que vos horaires collent, prenez le train : je l'ai écrit noir sur blanc dans mon article sur venir à La Baule en train, et je le pense.

Là où ça se complique

Le train vous dépose à une gare, pas devant votre location. Entre la gare de La Baule et une villa du côté de Beslon ou de la Côte Sauvage, il reste un dernier kilomètre qui, avec trois valises et un enfant fatigué, n'a rien d'anodin. C'est là que la voiture reprend tout son sens, pour ce segment précis, et souvent pour une course courte à trente ou trente-cinq euros.

Le car, lui, couvre une partie du territoire mais pas la liaison directe qu'on imagine : j'ai passé un article entier à démêler ce que le réseau régional fait réellement entre Nantes et La Baule, et la conclusion tient en une phrase : c'est économique, c'est lent, et ça s'arrête tôt. Pour un budget serré en pleine journée, c'est valable. Pour un vol du soir, non.

Ma façon de voir est simple : je ne cherche pas à remplacer le train ni le car. Je m'insère là où ils s'arrêtent — tôt le matin, tard le soir, le dimanche, hors saison, avec des bagages, ou quand il faut une porte-à-porte sans rupture de charge. Le reste du temps, prenez le train, honnêtement. Vous serez de meilleure humeur en arrivant et moi je n'aurai pas roulé pour rien.

Ce que je propose concrètement sur la presqu'île

Puisque vous êtes arrivé jusqu'ici, autant que je vous dise précisément à quoi ressemble mon travail, sans enrobage. Il tient en quatre lignes de métier, et je les assume toutes les quatre.

Les transferts

C'est le cœur de l'activité : aéroport de Nantes-Atlantique, gare de Nantes, gare TGV de Saint-Nazaire, gares de la presqu'île, ports et hôtels. Prix annoncé avant le départ, suivi des vols et des trains, sept jours sur sept, très tôt comme très tard. Les tarifs sont publics sur chaque page de secteur, et je ne facture ni les bagages, ni la nuit, ni le dimanche.

La mise à disposition

Vous me réservez à l'heure, à la demi-journée ou à la journée, et l'on construit le parcours ensemble : les marais salants le matin, le port du Croisic à midi, la Brière l'après-midi, un dîner à Piriac le soir. C'est ce que je préfère faire, parce que j'y sers à quelque chose de plus qu'à conduire. Le détail est sur la page mise à disposition d'un chauffeur.

Les mariages et les événements

La Côte d'Amour est une terre de belles noces, et le jour J ne tolère aucun aléa. Voiture des mariés, navettes d'invités entre l'église et la salle, retour des derniers convives à trois heures du matin : cela se prépare des semaines à l'avance, avec un plan écrit. Tout est expliqué sur la page chauffeur de mariage en Bretagne Sud.

La longue distance

Vannes, Rennes, Lorient, Angers, et régulièrement les aéroports plus lointains. Sur ces trajets-là, la berline électrique montre tout ce qu'elle vaut : silence, confort, aucune odeur, et une facture connue d'avance. Beaucoup de mes clients d'affaires ont renoncé à conduire eux-mêmes ces liaisons, et je les comprends.

Le point commun de ces quatre métiers, c'est l'anticipation. Aucun ne se décide sur un trottoir. C'est précisément ce qui les distingue de la maraude, et c'est pour cela que le débat « taxi ou VTC » n'a de sens qu'au regard de votre propre situation.

Les questions que l'on me pose vraiment au téléphone

Un VTC coûte-t-il forcément plus cher qu'un taxi ?

Non, et la réponse dépend du trajet. Sur une longue distance, un forfait négocié à l'avance est souvent équivalent, parfois inférieur, et surtout il ne bouge pas dans les bouchons. Sur une course urbaine très courte, le compteur est généralement plus avantageux. Comparez toujours sur votre trajet réel, pas sur une moyenne lue quelque part.

Puis-je réserver un VTC pour dans une demi-heure ?

Oui, si je suis libre. Rien n'impose de réserver la veille : la loi impose une réservation préalable, pas un délai minimum. Appelez, je vous dirai franchement en combien de temps je peux être là. Simplement, en pleine saison, un samedi après-midi, la réponse sera souvent non — d'où l'intérêt d'anticiper.

Le prix change-t-il s'il y a des embouteillages ?

Pas chez moi. Le prix annoncé est le prix payé. Si la route vers Nantes est bloquée et que le trajet dure quarante minutes de plus, c'est mon affaire, pas la vôtre. En revanche, si vous modifiez la destination en cours de route, on recalcule ensemble, tranquillement.

Comment reconnaît-on un VTC en règle ?

Par la vignette rouge apposée sur le pare-brise et la lunette arrière, par une carte professionnelle valide et par une réservation existante. Un chauffeur qui vous propose de monter sans réservation, sur un parking ou devant une gare, n'est pas dans les clous — et son assurance non plus. Vous pouvez demander à voir la vignette, aucun professionnel sérieux ne s'en offusquera.

Faut-il donner un pourboire ?

Jamais d'obligation, ni chez le taxi ni chez le VTC. C'est un geste, pas un dû. Ce qui me fait le plus plaisir, honnêtement, c'est un client qui me rappelle l'année suivante en me disant « bonjour Laurent, c'est encore nous ».

Travaillez-vous toute l'année ?

Oui, y compris en janvier et en février, y compris le dimanche, y compris à 4 h du matin pour un premier vol. C'est probablement la différence la plus concrète avec l'idée qu'on se fait d'un chauffeur de station balnéaire : la presqu'île vit douze mois, et moi aussi.

Un VTC peut-il assurer un transport médical remboursé ?

Non. Le transport de patients pris en charge par l'Assurance maladie relève du taxi conventionné, du véhicule sanitaire léger ou de l'ambulance, sur prescription médicale. Un VTC peut vous conduire, mais la course ne sera pas remboursée.

Voilà ce que je réponds, en substance, quand un client me demande au téléphone « au fond, quelle différence avec un taxi ? ». Il n'y a pas de camp à choisir. Il y a deux outils, deux façons de travailler, et une seule bonne question : est-ce que votre trajet s'anticipe, ou est-ce qu'il tombe maintenant, sans prévenir ? À cette question-là, vous seul avez la réponse, et elle change d'un jour à l'autre.

Ce que je peux vous promettre, moi, c'est ce qui relève de mon métier : un prix annoncé avant le départ et qui ne bouge plus, une berline électrique silencieuse et propre, un chauffeur qui connaît la différence entre la route de la Côte Sauvage un mardi de janvier et la même route un 15 août, et quelqu'un au bout du fil quand vous appelez. Si ça vous convient, dites-moi simplement d'où vous partez et à quelle heure. Laurent Séveno, VTC Breizh Atlantique — 07 62 59 54 16, sept jours sur sept, de Pornic à La Turballe.

Laurent Séveno, chauffeur privé VTC en Bretagne Sud — La Baule, Guérande, Saint-Nazaire

À propos de l'auteur

Laurent Séveno

Chauffeur privé VTC · Fondateur de VTC Breizh Atlantique

Chauffeur privé VTC indépendant en Bretagne Sud, Laurent Séveno accompagne particuliers et professionnels sur la presqu'île guérandaise et vers l'aéroport de Nantes, en véhicule 100% électrique.

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